Le taux d’équipement en smartphones des français ne cesse d’augmenter. A la fin 2011, on comptait 19 Millions de Mobinautes (source Médiametrie). Ces derniers passent de plus en plus de temps à utiliser leurs applications. Les éditeurs cherchent à monétiser ces flux par de la publicité. Mais elle est aujourd’hui naissante et les modèles économiques se cherchent encore comme pour Facebook, par exemple.
Les principaux formats de publicité sur Smartphone
Les bannières situées en haut ou en bas des applications, voire dans le contenu de la page quand ces dernières sont scrollables. Certaines peuvent être aussi extensibles, déplaçant le contenu vers le bas de l’application ou en se superposant sur l’article.
Les interstitiels sont utilisés comme ouverture des applications. Ils apparaissent en pleine “page”, comportent généralement un lien vers une landing page spécifique, et ils ne peuvent pas être sautés. Vous devez attendre 3 ou 4 secondes pour accéder à votre application.
Les travels eux passent à travers votre écran. Dans les cas d’un iphone vous pouvez jouer, en le secouant par exemple (appelé aussi format “bounce”). Peu prisés car ils sont très perturbants pour l’utilisateur et intrusifs.
Les formats vidéos se voient de plus en plus. Si dans les autres modèles on fonctionne au Coût Par Clic ou au nombre de pages vues, pour la vidéo, on fonctionne au Cost Per completed View (CPV). De plus, les annonceurs utilisent de plus en plus ce format. Cela s’explique par le développement de l’usage de la vidéo sur Smartphone.

Quand on clique sur le bandeau "pub", la publicité se déploie sur quelques pixels. Puis, un clic vous renvoie dans landing page hébergé par l'application (beaucoup plus efficace qu'une landing page qui apparaît via un navigateur)
Quel développement pour l’avenir ?
Une chose est sûre le développement des smartphones attise les envies publicitaires des annonceurs. Le hic vient des offres de publicités. En effet, certaines plateformes ont voulu mettre beaucoup de publicités. Mais les mobinautes ne souhaitant pas être gênés dans leur navigation ont désinstallé les applications trop gourmandes en publicité.
Le second problème est la multiplicité des plateformes (IOS, Android, RIM, Windows mobile, Symbian…). Au niveau des développements des publicités, le Flash est proscrit! Par contre le HTML 5 devient dominant dans le format interstitiel. Les usages étant neufs, il est à parier de que de nouvelles associations technologies/formats publicitaires vont voir le jour très prochainement.
Néanmoins, le point fort de la publicité sur smartphones est le taux de clic qui peut être jusqu’à 68 fois plus important que la même publicité sur un site web classique ! (source : smart adserver). Est-ce parce que, justement, la publicité n’inonde pas les écrans que les mobinautes sont plus réceptifs ?
Le cas de Facebook
Il faut tout d’abord savoir que la moitié des utilisateurs de facebook, soit 400 millions de personnes dans le monde, se connectent sur leur réseau social préféré à travers une interface mobile.
Mais Facebook n’a toujours pas pris le pas de faire de la publicité.
Le problème est plus important quand on sait que sur les marchés émergeants (Chili, Brésil, Tunisie…), les utilisateurs se connectent essentiellement via leur mobile… Le manque de stratégie de Facebook inquiète déjà certains analystes car ils pensent que cela va affecter à terme les résultats de l’entreprise.
Mais le problème de Facebook est global à tout les acteurs traditionnels d’Internet : Comment insérer de la publicité dans leur application mobile ? Le problème reste entier et donc à suivre…

Ici on a une interstitiel qui propose de partir dans une sorte de mini-appli où l'on peut jour avec la voiture en la faisant déplacer dans différents environnements. Plus une publicité offre d'interactions avec le mobinaute, plus elle a de chance d'être vu.
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