Ci-après vous trouverez une infographie sur un panorama des réseaux sociaux pour 2013 de ce qui me semble important à remarquer. La segmentation du marché et les problématiques des boutiques physiques et/ou en ligne complexifient l’exercice. Donc ce n’est en rien d’exhaustif ni de sectoriel. Je cherche juste à vous montrer les tendances que je constate sur différents marchés auprès de plusieurs typologies clients.
J’ai décomposé le Panorama sur les réseaux et médias sociaux en 3 axes fondamentaux :
Le recrutement : En ce donnant de la visibilité sur les pages de résultats de recherches, en valorisant ses expertises, en montrant ses événements ou passant par les régies publicitaires des réseaux et médias sociaux
La fidélisation : En proposant des coupons et des offres exclusives, en travaillant avec des influenceurs, en écoutant ses prospects ou faisant du SAV
La veille : Surveiller ses concurrents, en analysant sa propre influence et en suivant des leaders d’opinion
Au plaisir d’échanger sur le sujet !
infographie sur panorama réseaux et médias sociaux pour le b2c en 2013
Je vous propose un interview de Gilles Coiffard, le gérant de Zabounga, un éditeur de Bandes-Dessinées de Luxe.
Gilles, vous avez un positionnement original : vendre des tirages de luxe de Bandes dessinées via le Web, pouvez-vous nous en dire plus ?
Visuel du tirage de tête Bouncer 8 par François Boucq pour les éditions Zabounga
Avec François Boucq et Mohamed Aouamri, deux grands noms de la bande dessinée, nous avons eu envie de proposer aux fans des albums que les dessinateurs pourraient contrôler du début jusqu’à la fin de la production, que ce soit le contenu, la forme, le nombre d’exemplaires, le prix… Des albums qui mettent en valeur leur travail, des albums réellement luxueux, qui valent le prix de vente, que les gens en aient pour leur argent.
On s’est dit que les seuls qui pouvaient organiser ça, les seuls en qui on avait confiance… c’était nous-mêmes.
Ensuite, pour ce qui est du mode de diffusion, le web semblait le plus évident, le plus simple, même si nous proposerons quelques albums aux 4 libraires qui ont soutenu notre projet depuis le début.
Comment avez-vous trouvé vos acheteurs ? Est-ce que cela a été compliqué ?
On a commencé avec les réseaux dits sociaux, on a annoncé notre projet extraordinaire à tout l’univers… et on a touché 3 personnes. Dépités, au bout de 2 jours, nous sommes allés sur des sites spécialisés en bédé comme l’excellentissime BdGest et en 1 journée, 30 exemplaires étaient vendus. Ensuite, les gens ont été merveilleux, le bouche à oreille était lancé et ce n’est qu’à ce moment-là que les réseaux sociaux ont été utiles. Au final, nous avons bouclé notre première souscription en moins d’un mois (alors qu’on avait prévu le double !).
Justement, votre page Facebook est très alimentée et il y a beaucoup d’interactions avec vos acheteurs. Pensiez-vous avoir autant de proximité avec vos acheteurs au départ du projet ?
C’est vrai, les gens à qui nous nous adressons sont de vrais fans, des fous furieux, des passionnés. Ils réagissent avec énormément d’enthousiasme sur notre page. Pour François Boucq et Mohamed Aouamri, c’est un véritable plaisir de découvrir les messages de leurs fans, leurs encouragements, leur joie. A la base de notre projet, il y avait l’envie de créer du lien entre dessinateurs et fans. Donc toutes ces réactions, nous les espérions, nous en rêvions secrètement. Nous sommes donc extrêmement fiers du bon déroulement des opérations, du fait que seuls les fans nous ont soutenus, et cela nous conforte dans notre projet.
Vous êtes très présents sur Youtube. Pourquoi avoir choisi ce média social tourné vers la vidéo ? (la chaîne YouTube de Zabounga)
Pour plusieurs raisons. Nous avions zéro euro de budget en publicité. Mais nous voulions toucher le plus de gens possible. Et comme Jean Mach, réalisateur de ciné, est un de nos amis, on s’est dit : et si on faisait des sketchs pour vendre notre bazar ?
On s’est tous retrouvé un samedi après-midi, on s’est enfermé dans l’atelier de François, et on s’est amusé devant la caméra. Les gens ont pu découvrir le vrai visage de François et de Mohamed, ils ont vu qu’ils étaient déconneurs, que le projet était bon enfant, qu’on était passionnés et très motivés. On a reçu de nombreux messages de remerciement pour avoir osé faire ça. En moins d’un mois, nous en sommes à plus de 1.600 vues à travers le monde dans plus de 25 pays ! Imaginer qu’un gars au Kazakhstan ait pu regarder nos bêtises, moi, ça me met en joie.
La visibilité que nous offraient ces films, la « viralité » éventuelle, et surtout la possibilité de rassurer nos acheteurs potentiels par le biais d’images et d’un ton, tout cela était pour nous primordial à la réussite de ce petit projet complètement fou.
Est-ce que vous pensez que cela a permis à des prospects de souscrire à vos ventes en voyant cette proximité ?
J’imagine. Avec ce projet, malgré le prix élevé d’un album édité en très peu d’exemplaires et fabriqué en France de manière non-industrielle, l’enthousiasme des gens a été tel que certains ont eu envie de soutenir le projet rien que pour qu’il puisse réussir et exister. Sur notre page Facebook ou sur les forums auxquels nous avons participé, certains nous contactaient pour nous dire « Hé : je fais des ventes eBay cette semaine. Dans le descriptif de chacune de mes annonces, j’ai mis un lien pour aller sur la page de zabounga.com ! ». D’autres se faisaient virer des forums tellement ils laissaient de messages pour que l’annonce de notre projet reste en première page.
De très nombreuses personnes (dont trois jeunes femmes) nous ont contacté pour nous dire : « Je n’ai jamais acheté ce genre de livre, ce sera mon premier, mais je veux vous aider, je crois en cette histoire ».
Le lien, la proximité avec nos souscripteurs est, par la force des choses, devenu très fort. Et ça nous motive, ça nous gonfle à bloc pour leur offrir le plus beau des ouvrages. C’est ce qu’ils auront. Et si le Ciel est avec nous, nous leur proposerons régulièrement de nouveaux livres tout aussi beaux, tout aussi luxueux.
Toujours en nous amusant avec des vidéos, toujours par le biais du web, toujours avec comme objectif de faire plaisir aux collectionneurs et de mettre en valeur le travail des artistes.
Mes clients, en formation ou en conseil, me demandent régulièrement comment rédiger du contenu et notamment comment le diffuser sur leurs profils sociaux pour éviter d’être taxé de Duplicate Content par Google. Donc voici ce qui ressort de la politique de Google et de ce que j’ai constaté sur le terrain.
Tout d’abord c’est quoi le Duplicate Content ?
Cette notion est apparue avec Google Panda en 2011. Pour rappel, ce filtre sert à retirer tous types de contenus jugés « pauvres » à savoir les pages de liens (comparateurs de prix, ferme de liens…), les agrégateurs (Wikio…) et tous les sites qui reproduisent tout ou partie d’un texte sur leur page. Pour Google un texte original est dit canonique. L’originalité se fait par rapport à la date du crawl du texte. C’est à dire la première fois que Google a détecté le texte et l’a référencé grâce à ses bots.
Les différentes formes de Duplicate Content
Les contenus Intrasite. C’est généralement le même contenu trouvé à partir des plusieurs URLs différentes (monsite.com/rubriques001/page.html et monsite.com/rubriques004/page.html ont le même contenu). Il s’agit de sites qui proposent différentes entrées sur un même contenu.
Les contenus Intersites. Là c’est clairement de la copie d’un contenu d’un site vers un autre site. Souvent le fait de petits malins qui pompent largement un contenu pour populariser leur site. Mais cela peut-être aussi dû à la méconnaissance des règles de Google. Par exemple, je me suis souvent amusé à faire la démo en clientèle de la reproduction de leur page « qui sommes-nous » sur une multitude de pages extérieures. En effet, les textes de présentations d’entreprises sont souvent copiées : soit en interne, par les RH, par exemple dans le cadre de publication d’annonces en ligne, soit à l’extérieur par des sociétés partenaires, des salons, des syndicats…
Le Duplicate Content dû aux balises Meta description et Title. Hé oui ! si vous ne modifiez pas vos titres et descriptions sur toutes vos pages, Google vous taxera de Duplicate Content. Vous devez faire un Titre et une description différents pour chaque page en relation avec le contenu de la dite page.
Je suis l’original !!!
Pour éviter tout forme de Duplicate Content voici quelques conseils :
Bien écrire ses pages pour être bien référencé. Avoir notamment des titres et des meta descriptions originaux pour chacune de vos pages
Pour être sûr d’être qualifié de texte original il faut donc tout faire pour que Google vous trouve en premier ! Outre le fait de bien écrire et codé ses pages il faut surtout avoir paramétré un fichier sitemap.xml dans les Google Webmaster Tools. Vous faciliterez ainsi le travail de Google et votre page sera très rapidement indexée.
Configurer vos redirections de page avec les redirections 301. Vous permettrez ainsi à Google de supprimer de son index l’ancienne page et d’indexer correctement la nouvelle sans être taxé de Duplicate Content.
Méthode complémentaire et fortement conseillée : Mettre un attribut « canonique » dans son code. Il suffit pour cela de mettre une balise <link> avec l’attribut rel= »canonical » dans la section <head> de la version non canonique de la page. Cela permet aux propriétaires des pages ayant plusieurs fois le même contenu de définir LA page à vraiment indexer et donc d’éviter tout problème de Duplicate Content Intrasite.
Ok J’ai compris, j’ai fait tout ce que souhaite Google mais pour le reste ?
Le reste ? Hé oui, hors pages de votre site, votre contenu peut être dupliqué sur d’autres supports :
Les documents downloadables comme les PDF par exemple. Je pense notamment à la version téléchargeable de la page HTML sur lequel on surfe et que l’on souhaite conserver en local. C’est du Duplicate Content.
Solution :Jouer la profondeur dans votre site. Ecrire un contenu synthétique (ne veut pas dire pauvre pour autant) et faire un document plus long et riche dans un pdf. Vous aurez ainsi deux documents traitant de la même problématique mais originaux.
Flux RSS. Hé oui, par définition un flux reprend votre contenu. Cela peut être pris par Google comme du Duplicate Content .
Solution : Là encore jouer la profondeur. Ne mettez que quelques éléments dans votre flux : Titre, première ligne ou chapo, voir image. Google semble prendre en compte la logique de diffusion des flux, et donc la nécessaire duplication. Faites sobre et synthétique dans votre flux et Google vous laissera tranquille.
Réseaux sociaux. Est-ce que vos messages peuvent être considérés comme du Duplicate Content si vous utilisez des outils qui systématisent l’envoi ? Oui et non. En fait, de ce que je vois, Google a l’air de prendre en compte l’environnement de la page. Je m’explique. S’il a identifié la source du contenu original comme appartenant à quelqu’un (et là je vous conseille fortement d’utiliser les rel= »author » sur votre site et d’avoir un compte Google + associé) et que cette personne publie sur d’autres supports lui appartenant, Google semble la laisser tranquille. Par contre, si vous agglomérez différents flux RSS, provenant de sources tiers, vers vos profils, là c’est plus que moyen.
Solution : Proscrire les flux RSS dans l’envoi automatique des messages vers les profils sociaux. Ecrire un message court pour Tweeter (brancher LinkedIn et Viadéo, ces profils étant privés aucune incidence sur Google) et un autre pour Facebook, Google +. Au final il y aura trois messages distincts.
On entend beaucoup de choses autour du Crowdsourcing à l’heure actuelle. Je vous popose de vous poser 5 minutes pour comprendre ce que c’est et comment vous pouvez l’appliquer au sein de vos communautés à travers, notamment, les réseaux sociaux.
La notion de Crowdsourcing est apparue lors de la publication d’articles de Jeff Howe dans Wired, puis d’un livre sur ce sujet. C’est problablement la notion la plus importante depuis celle du Web 2.0. Pourquoi ? Parce que ce sont des constats ! En effet, le Crowdsourcing, tout comme le Web 2.0, n’est pas sorti d’un chapeau comme un lapin. Ce sont des constats sur des évolutions déjà en marche qui trouvent leur origine dans la pratique du Web et qui ont des répercutions profondes dans les entreprises et la société.
Jeff Howe n’a fait que remarquer que les usages sur le web étaient simplifiés, plus rapides et participatifs voire collaboratifs. Qu’il y avait un certain nombre de sites qui proposaient de mettre en avant l’intelligence de ses utilisateurs pour sortir le meilleur produit ou service.
Aujourd’hui, le Crowdsourcing, dans le cadre d’une entreprise, permet de trouver de nouvelles ressources qui ne sont pas le coeur de métier de la société. Comme par exemple, faire appel à une communauté de graphistes pour développer un logo. Mais ce qui est plus important c’est que l’entreprise peut s’appuyer sur sa communauté, à travers les réseaux sociaux notamment, pour influer sa vision, ses offres ou encore sa politique commerciale. Elle peut même être associée à l’origine d’un business quel qu’il soit, c’est alors le Crowfunding.
Tout cela apporte certes une nouvelle richesse mais pas au dépend de certaines règles :
L’entreprise doit avoir une communauté ! Si vous comptez faire du crowdsourcing avec 100 fans sur Facebook, ce n’est pas possible. Il faut avoir plusieurs milliers « d’utilisateurs/suiveurs » reconnus pour que votre action soit viable. Soit vous passez par les réseaux connus (comme Facebook), soit vous organisez vous-mêmes des lieux de rencontres virtuels avec les personnes ayant montré un intérêt pour votre marque. Starbuck a ainsi créé, avec SaleForce, un lieu d’échange pour que chacun propose des idées de produits, de lieux, d’invitations à la convivialité, etc…
Définir des objectifs clairs. L’entreprise qui souhaite faire du Crowdsourcing doit très bien préparer son projet. Ce n’est pas une roue de secours en cas de manque de créativité… Tout doit être bordé, la participation de la communauté doit se faire sur un point précis : création d’un nouveau produit (comme le fait excellemment bien Lego à travers un outil dédié Cuusoo, où les créatifs proposent de nouveaux objets et le reste de la communauté interagit dessus), ou seulement sur une partie du produit (le packaging, la couleur, les usages…), création d’un évènement, etc…
Faire simple ! La communauté doit comprendre très facilement ce que vous attendez d’elle. Vous devez rendre votre demande comme étant presque évidente. Les outils mis en place doivent être simples d’utilisation.
Ecouter. Si, avant même d’avoir engagé une quelconque action de crowdsourcing, vous avez commencé à interagir avec votre communauté, vous percevez déjà des pistes, des demandes ou des axes de développement. Donc faire du crowdsourcing pour son entreprise, c’est bien, mais il faut que la communauté y percevoir aussi un intérêt. Faire du Crowdsourcing n’est ni plus ni moins qu’échanger plus profondément avec sa communauté ! cela demande donc de l’écoute active.
Vous rendre meilleur. Justement avec cette écoute, il se peut que vous vous rendiez compte que cela vous amène vers d’autres voies. Et c’est bien cela toute la richesse du Crowdsourcing. Si vous n’êtes pas prêt à ce dialogue, à ces possibles changements, et si vous voulez faire du Crowdsourcing juste pour valider une stratégie déjà établie, vous avez tout faux.
Rendre vos produits et services meilleurs. Une production finale qui sera engendrée par cet appel à votre communauté sera forcément meilleure à leurs yeux. Jouer dessus. « c’est meilleur ! car nous l’avons pensé ensemble ! » Voilà votre argument commercial.
Tenir informer. Votre communauté n’est pas là juste pour vous aider et après « arrivederci!« . Il faut la tenir au courant du processus en interne : la finalisation, la production, les dates de sorties… Le Crowdsourcing n’est pas une démarche isolée. Vous vous devez de tenir informés tous les participants, du processus final de mise en oeuvre de la solution.
Être généreux. C’est vrai après tout, « Tout travail mérite salaire ! » comme le disait mon grand-père. Et le premier salaire sur les réseaux sociaux c’est le remerciement. A travers le Crowdsourcing vous valorisez votre communauté ! Vous traitez d’egal à égal. Allez encore plus loin, en offrant un bon sur le produit manufacturé en exclusivité à vos contributeurs, etc…
LEGO a crée un site ou les créateurs peuvent proposer leurs réalisations. La communauté soutient les projets et certains finissent manufacturés comme celui-ci.
Quoiqu’il en soit le Crowdsourcing est encore à ses débuts et tout reste à inventer : « It constitutes a radical new approach to making stuff, and the phenomenon is still in its infancy. » Jeff Howe, p279, Crowdsourcing, 2008.
Pinterest vient de fêter ces 2 ans et il compte aujourd’hui plus de 14 millions d’utilisateurs. C’est tout ? me direz-vous ? « Facebook en a 900 millions, alors Pinterest… » Peut-être mais l’intérêt pour ce réseau social est tout récent et il grossit de 400 % de nouveaux utilisateurs par mois !
Le but du jeu est simple : créer des tableaux (boards) sur une thématique et épingler (pins) des images. Vous pouvez rajouter un petit commentaire, un lien voir même un prix. Les « housewifes » américaines en sont gagas notamment pour tout ce qui est déco, cuisine, voyages, listes de mariages ou naissances…
Les femmes sont ultra majoritaires et elles sont plutôt jeunes : 30/40 ans et… elles ont du pouvoir d’achat ! Les sites e-commerce si sont engouffrés, tout du moins ceux qui ont un intérêt de capter cette cible. Certaines marques françaises ont déjà compris leurs intérêts en proposant leurs tendances produits comme : Cyrillus, Monoprix (qui est l’un des plus actif), Les 3 suisses… Il est aussi amusant de voir que certaines marques ont réservées leurs pages sans pour autant avoir d’activités comme Louis Vuitton qui compte plus de 700 Followers et… 0 Pins.
Ci-après une étude/compilation sous forme d’une infographie de l’intérêt de Pinterest pour les entreprises réalisée par Buzz Referrals, une companie américaine de services IT qui livre des solutions clés en mains pour suivre et analyser ses messages sur Internet et les réseaux sociaux en particulier.
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