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Panorama des réseaux sociaux 2013 pour le B2C

6 avril 2013, rédacteur Richard Dreesens 22 commentaires

Panorama-medias-sociaux-dreesensCi-après vous trouverez une infographie sur un panorama des réseaux sociaux pour 2013 de ce qui me semble important à remarquer. La segmentation du marché et les problématiques des boutiques physiques et/ou en ligne complexifient l’exercice. Donc ce n’est en rien d’exhaustif ni de sectoriel. Je cherche juste à vous montrer les tendances que je constate sur différents marchés auprès de plusieurs typologies clients.

J’ai décomposé le Panorama sur les réseaux et médias sociaux en 3 axes fondamentaux :

  • Le recrutement : En ce donnant de la visibilité sur les pages de résultats de recherches, en valorisant ses expertises, en montrant ses événements ou passant par les régies publicitaires des réseaux et médias sociaux
  • La fidélisation : En proposant des coupons et des offres exclusives, en travaillant avec des influenceurs, en écoutant ses prospects ou faisant du SAV
  • La veille : Surveiller ses concurrents, en analysant sa propre influence et en suivant des leaders d’opinion

Au plaisir d’échanger sur le sujet  !

 

infographie sur panorama réseaux et médias sociaux pour le b2c en 2013

infographie sur panorama réseaux et médias sociaux pour le b2c en 2013

Vous souhaitez profitez de mon expérience ? Je fais du conseil en webmarketing avec la société Etape01 et j’assure aussi de nombreuses formations pour mon propre compte ou celui Etape01, organisme de formation spécialisé en webmarketing

Les 7 étapes clés pour que votre entreprise ou votre marque soit reconnue, sur le Web, pour son expertise

14 janvier 2013, rédacteur Richard Dreesens 10 commentaires

7-points-entreprise-expertise-webPour une entreprise se faire reconnaître pour son savoir faire est primordial. Les entreprises ont beaucoup de mal à se faire un nom. De l’autre côté, les consommateurs ont changé. Privilégiant leur expérience et celles des autres plutôt que de se référer systématiquement à un nom de marque ou d’enseigne. Je ne parle pas forcément d’un point de vue B2C, le B2B est aussi touché par cela. Alors quelle est la clé aujourd’hui pour trouver du business ??? Devenir un expert ! et le faire savoir !

Pourquoi l’expertise est si importante sur le web ?

En mettant en avant vos savoir-faire, et dans certains cas vos savoir-vivre, vous allez pouvoir :

  • Vous donner plus de visibilité sur les moteurs de recherche comme Google. Tout simplement parce que peu de gens vous connaissent donc jouer sur le wording de votre expertise et créer des pages spécifiques vous permettront d’être mieux référencé et donc positionné
  • Faire passer des messages par des voies non commerciales et donc améliorer votre écoute. En effet, les personnes fuient les discours commerciaux. Par contre, elles sont attirées par des conseils, des astuces, des « comment faire »… Sachez répondre simplement aux questions métier de votre secteur pour attirer le plus grand nombre
  • Participez ! Ne soyez pas refermé sur votre entreprise. Utilisez les réseaux pour converser autour de votre secteur d’activité. Montrez vos connaissances, répondez aux problématiques des internautes
  • Montrez votre expertise à travers des cas clients. Cela vous placera dans l’action et le concret. Mais pensez 2.0 ! Partagez vos documents sur des plateformes spécifiques comme Slideshare ou ScribD. Jouez sur différents types de médias : Vidéos, sons (interview client par exemple), animations, etc…
  • Jouez sur la créativité pour vous démarquer ! Si vous souhaitez vous démarquer de votre concurrence il faut favoriser la viralité pour toucher de nouveaux prospects. Cherchez un média innovant pour votre métier ou une manière communiquer. Utilisez un réseau social inattendu…
  • Allez vers les autres. Encore une fois, l’important est de manifester son savoir mais aussi son envie de partager et donc une certaine forme de transparence

Favoriser l’écoute et l’échange avec et entre consommateurs

La proximité est l’une des notions importantes pour réussir sa stratégie webmarketing. L’entreprise et les marques doivent aujourd’hui descendre de leur piédestal pour converser avec chaque client. Le client est roi ? encore plus sur le web. Il convient donc de trouver la bonne formule pour échanger avec lui.

Darty, longtemps décrié pour la gestion des avis sur son site, a mis en place un site d’échange entre experts et clients : 36.000 clients. La marque Darty n’apparait plus dans la charte du site. La part belle est faite aux experts. Afin d’avoir un rafraîchissement quotidien et de montrer aux clients et prospects leurs transparence et réactivité, Darty donne de la visibilité à trois experts en particuliers à qui chacun peut poser des questions. Il s’agit des « questions de la communauté ».

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Le site de Darty 36000 Questions

De son côté Castorama à créé une plateforme dédiée à l’échange de services entre particuliers ! Cela afin de faire valoir les expertises de chacun de ses clients. Vous êtes plombier dans l’âme mais ne savez pas changer une prise ? Le site Les trocs  heures est fait pour vous. Là encore aucun signe distinctif de la marque. Seul le logo apparaît dans le footer.

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Trocs des heures de Castorama

Délivrer du contenu simple et facilement partageable

Mais à l’heure du 2.0, il est normal de créer du contenu riche qui soit partageable sur les réseaux. Là, il n’y a pas 36 possibilités. Soit votre contenu se trouve sur un site dédié et il faut penser à nommer correctement vos Title, Meta Description, avoir une photo et, évidemment, mettre des boutons de partage. Votre autre solution est de directement publier sur des réseaux qui proposent de l’intégration (possibilité d’intégrer un média dans une page HTML) ou du partage (via des boutons spécifiques). C’est dans ce contexte que les chaînes YouTube sont très à la mode. Comme par exemple celle de Castorama où la marque donne des conseils pour aider ses clients dans leurs réparations, installations, décorations… Castorama se pose ainsi en expert incontournable du monde du bricolage avec des vidéos très simples, courtes et didactiques notamment avec la possibilité de passer d’une étape à l’autre.

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La chaîne YouTube de Castorama

De même, sur leur chaine, Fujitsu Technology propose une grande quantité de vidéos, en anglais, sur leur expertise : les infrastructures informatiques. Cette chaîne est dédié à un public B2B. Ils produisent des vidéos soient très professionnelles, publicités très académiques, soient sous la forme de formations avec un spécialiste maison ayant pour seul matériel un paperboard. La simplicité des prises de vue ne dessert pas car ce qui est mis en évidence est l’expert et son savoir.

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Chaîne YouTube de Fujitsu Technology Solutions

Infographie : Les 7 étapes clés pour que votre entreprise devienne un expert sur le Web

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Zabounga, éditeur de Bandes-Dessinées 100% Web

27 septembre 2012, rédacteur Richard Dreesens 1 commentaire

Je vous propose un interview de Gilles Coiffard, le gérant de Zabounga, un éditeur de Bandes-Dessinées de Luxe.

Gilles, vous avez un positionnement original : vendre des tirages de luxe de Bandes dessinées via le Web, pouvez-vous nous en dire plus ?

Visuel du tirage de tête Bouncer 8 par François Boucq pour les éditions Zabounga

Visuel du tirage de tête Bouncer 8 par François Boucq pour les éditions Zabounga

Avec François Boucq et Mohamed Aouamri, deux grands noms de la bande dessinée, nous avons eu envie de proposer aux fans des albums que les dessinateurs pourraient contrôler du début jusqu’à la fin de la production, que ce soit le contenu, la forme, le nombre d’exemplaires, le prix… Des albums qui mettent en valeur leur travail, des albums réellement luxueux, qui valent le prix de vente, que les gens en aient pour leur argent.

On s’est dit que les seuls qui pouvaient organiser ça, les seuls en qui on avait confiance… c’était nous-mêmes.
Ensuite, pour ce qui est du mode de diffusion, le web semblait le plus évident, le plus simple, même si nous proposerons quelques albums aux 4 libraires qui ont soutenu notre projet depuis le début.

Comment avez-vous trouvé vos acheteurs ? Est-ce que cela a été compliqué ?

On a commencé avec les réseaux dits sociaux, on a annoncé notre projet extraordinaire à tout l’univers… et on a touché 3 personnes. Dépités, au bout de 2 jours, nous sommes allés sur des sites spécialisés en bédé comme l’excellentissime BdGest et en 1 journée, 30 exemplaires étaient vendus. Ensuite, les gens ont été merveilleux, le bouche à oreille était lancé et ce n’est qu’à ce moment-là que les réseaux sociaux ont été utiles. Au final, nous avons bouclé notre première souscription en moins d’un mois (alors qu’on avait prévu le double !).

Justement, votre page Facebook est très alimentée et il y a beaucoup d’interactions avec vos acheteurs. Pensiez-vous avoir autant de proximité avec vos acheteurs au départ du projet ?

C’est vrai, les gens à qui nous nous adressons sont de vrais fans, des fous furieux, des passionnés. Ils réagissent avec énormément d’enthousiasme sur notre page. Pour François Boucq et Mohamed Aouamri, c’est un véritable plaisir de découvrir les messages de leurs fans, leurs encouragements, leur joie. A la base de notre projet, il y avait l’envie de créer du lien entre dessinateurs et fans. Donc toutes ces réactions, nous les espérions, nous en rêvions secrètement. Nous sommes donc extrêmement fiers du bon déroulement des opérations, du fait que seuls les fans nous ont soutenus, et cela nous conforte dans notre projet.

Vous êtes très présents sur Youtube. Pourquoi avoir choisi ce média social tourné vers la vidéo ? (la chaîne YouTube de Zabounga)

Pour plusieurs raisons. Nous avions zéro euro de budget en publicité. Mais nous voulions toucher le plus de gens possible. Et comme Jean Mach, réalisateur de ciné, est un de nos amis, on s’est dit : et si on faisait des sketchs pour vendre notre bazar ?

On s’est tous retrouvé un samedi après-midi, on s’est enfermé dans l’atelier de François, et on s’est amusé devant la caméra. Les gens ont pu découvrir le vrai visage de François et de Mohamed, ils ont vu qu’ils étaient déconneurs, que le projet était bon enfant, qu’on était passionnés et très motivés. On a reçu de nombreux messages de remerciement pour avoir osé faire ça. En moins d’un mois, nous en sommes à plus de 1.600 vues à travers le monde dans plus de 25 pays ! Imaginer qu’un gars au Kazakhstan ait pu regarder nos bêtises, moi, ça me met en joie.

La visibilité que nous offraient ces films, la « viralité » éventuelle, et surtout la possibilité de rassurer nos acheteurs potentiels par le biais d’images et d’un ton, tout cela était pour nous primordial à la réussite de ce petit projet complètement fou.

Est-ce que vous pensez que cela a permis à des prospects de souscrire à vos ventes en voyant cette proximité ?

J’imagine. Avec ce projet, malgré le prix élevé d’un album édité en très peu d’exemplaires et fabriqué en France de manière non-industrielle, l’enthousiasme des gens a été tel que certains ont eu envie de soutenir le projet rien que pour qu’il puisse réussir et exister. Sur notre page Facebook ou sur les forums auxquels nous avons participé, certains nous contactaient pour nous dire « Hé : je fais des ventes eBay cette semaine. Dans le descriptif de chacune de mes annonces, j’ai mis un lien pour aller sur la page de zabounga.com ! ». D’autres se faisaient virer des forums tellement ils laissaient de messages pour que l’annonce de notre projet reste en première page.

De très nombreuses personnes (dont trois jeunes femmes) nous ont contacté pour nous dire : « Je n’ai jamais acheté ce genre de livre, ce sera mon premier, mais je veux vous aider, je crois en cette histoire ».

Le lien, la proximité avec nos souscripteurs est, par la force des choses, devenu très fort. Et ça nous motive, ça nous gonfle à bloc pour leur offrir le plus beau des ouvrages. C’est ce qu’ils auront. Et si le Ciel est avec nous, nous leur proposerons régulièrement de nouveaux livres tout aussi beaux, tout aussi luxueux.
Toujours en nous amusant avec des vidéos, toujours par le biais du web, toujours avec comme objectif de faire plaisir aux collectionneurs et de mettre en valeur le travail des artistes.

Pour en savoir plus : Zabounga, édition de tirage de bandes dessinées de luxe

Google et le duplicate content : problématiques de contenus dans son site et sur les réseaux sociaux

23 septembre 2012, rédacteur Richard Dreesens 10 commentaires

Mes clients, en formation ou en conseil, me demandent régulièrement  comment rédiger du contenu et notamment comment le diffuser sur leurs profils sociaux pour éviter d’être taxé de Duplicate Content par Google. Donc voici ce qui ressort de la politique de Google et de ce que j’ai constaté sur le terrain.

Tout d’abord c’est quoi le Duplicate Content ?Duplicate Content site web réseaux sociaux

Cette notion est apparue avec Google Panda en 2011. Pour rappel, ce filtre sert à retirer tous types de contenus jugés « pauvres » à savoir les pages de liens (comparateurs de prix, ferme de liens…), les agrégateurs (Wikio…) et tous les sites qui reproduisent tout ou partie d’un texte sur leur page. Pour Google un texte original est dit canonique. L’originalité se fait par rapport à la date du crawl du texte. C’est à dire la première fois que Google a détecté le texte et l’a référencé grâce à ses bots.

Les différentes formes de Duplicate Content

Les contenus Intrasite. C’est généralement le même contenu trouvé à partir des plusieurs URLs différentes (monsite.com/rubriques001/page.html et monsite.com/rubriques004/page.html ont le même contenu). Il s’agit de sites qui proposent différentes entrées sur un même contenu.

Les contenus Intersites. Là c’est clairement de la copie d’un contenu d’un site vers un autre site. Souvent le fait de petits malins qui pompent largement un contenu pour populariser leur site. Mais cela peut-être aussi dû à la méconnaissance des règles de Google. Par exemple, je me suis souvent amusé à faire la démo en clientèle de la reproduction de leur page « qui sommes-nous » sur une multitude de pages extérieures. En effet, les textes de présentations d’entreprises sont souvent copiées : soit en interne, par les RH, par exemple dans le cadre de publication d’annonces en ligne, soit à l’extérieur par des sociétés partenaires, des salons, des syndicats…

Le Duplicate Content dû aux balises Meta description et Title. Hé oui ! si vous ne modifiez pas vos titres et descriptions sur toutes vos pages, Google vous taxera de Duplicate Content. Vous devez faire un Titre et une description différents pour chaque page en relation avec le contenu de la dite page.

Je suis l’original !!!

Pour éviter tout forme de Duplicate Content voici quelques conseils :

  1. Bien écrire ses pages pour être bien référencé. Avoir notamment des titres  et des meta descriptions originaux pour chacune de vos pages
  2. Pour être sûr d’être qualifié de texte original il faut donc tout faire pour que Google vous trouve en premier ! Outre le fait de bien écrire et codé ses pages il faut surtout avoir paramétré un fichier sitemap.xml dans les Google Webmaster Tools. Vous faciliterez ainsi le travail de Google et votre page sera très rapidement indexée.
  3. Configurer vos redirections de page avec les redirections 301. Vous permettrez ainsi à Google de supprimer de son index l’ancienne page et d’indexer correctement la nouvelle sans être taxé de Duplicate Content.
  4. Méthode complémentaire et fortement conseillée : Mettre un attribut « canonique » dans son code. Il suffit pour cela de mettre une balise <link> avec l’attribut rel= »canonical » dans la section <head> de la version non canonique de la page. Cela permet aux propriétaires des pages ayant plusieurs fois le même contenu de définir LA page à vraiment indexer et donc d’éviter tout problème de Duplicate Content Intrasite.

Ok J’ai compris, j’ai  fait tout ce que souhaite Google mais pour le reste ?

Le reste ? Hé oui, hors pages de votre site, votre contenu peut être dupliqué sur d’autres supports :

Les documents downloadables comme les PDF par exemple. Je pense notamment à la version téléchargeable de la page HTML sur lequel on surfe et que l’on souhaite conserver en local. C’est du Duplicate Content.

Solution : Jouer la profondeur dans votre site. Ecrire un contenu synthétique (ne veut pas dire pauvre pour autant) et faire un document plus long et riche dans un pdf. Vous aurez ainsi deux documents traitant de la même problématique mais originaux.

Flux RSS. Hé oui, par définition un flux reprend votre contenu. Cela peut être pris par Google comme du Duplicate Content .

Solution : Là encore jouer la profondeur. Ne mettez que quelques éléments dans votre flux : Titre, première ligne ou chapo, voir image. Google semble prendre en compte la logique de diffusion des flux, et donc la nécessaire duplication. Faites sobre et synthétique dans votre flux et Google vous laissera tranquille.

Réseaux sociaux. Est-ce que vos messages peuvent être considérés comme du Duplicate Content si vous utilisez des outils qui systématisent l’envoi ? Oui et non. En fait, de ce que je vois, Google a l’air de prendre en compte l’environnement de la page. Je m’explique. S’il a identifié la source du contenu original comme appartenant à quelqu’un (et là je vous conseille fortement d’utiliser les rel= »author » sur votre site et d’avoir un compte Google + associé) et que cette personne publie sur d’autres supports lui appartenant, Google semble la laisser tranquille. Par contre, si vous agglomérez différents flux RSS,  provenant de sources tiers, vers vos profils, là c’est plus que moyen.

Solution : Proscrire les flux RSS dans l’envoi automatique des messages vers les profils sociaux. Ecrire un message court pour Tweeter (brancher LinkedIn et Viadéo, ces profils étant privés aucune incidence sur Google) et un autre pour Facebook, Google +. Au final il y aura trois messages distincts.

Crowdsourcing : Définition et comment l’utiliser auprès de sa communauté sur les réseaux sociaux

5 septembre 2012, rédacteur Richard Dreesens 11 commentaires

On entend beaucoup de choses autour du Crowdsourcing à l’heure actuelle. Je vous popose de vous poser 5 minutes pour comprendre ce que c’est et comment vous pouvez l’appliquer au sein de vos communautés à travers, notamment, les réseaux sociaux.

La notion de Crowdsourcing est apparue lors de la publication d’articles de Jeff Howe dans Wired, puis d’un livre sur ce sujet. C’est problablement la notion la plus importante depuis celle du Web 2.0. Pourquoi ? Parce que ce sont des constats ! En effet, le Crowdsourcing, tout comme le Web 2.0, n’est pas sorti d’un chapeau comme un lapin. Ce sont des constats sur des évolutions déjà en marche qui trouvent leur origine dans la pratique du Web et qui ont des répercutions profondes dans les entreprises et la société.

Jeff Howe n’a fait que remarquer que les usages sur le web étaient simplifiés, plus rapides et participatifs voire collaboratifs. Qu’il y avait un certain nombre de sites qui proposaient de mettre en avant l’intelligence de ses utilisateurs pour sortir le meilleur produit ou service.

Aujourd’hui, le Crowdsourcing, dans le cadre d’une entreprise, permet de trouver de nouvelles ressources qui ne sont pas le coeur de métier de la société. Comme par exemple, faire appel à une communauté de graphistes pour développer un logo. Mais ce qui est plus important c’est que l’entreprise peut s’appuyer sur sa communauté, à travers les réseaux sociaux notamment, pour influer sa vision, ses offres ou encore sa politique commerciale. Elle peut même être associée à l’origine d’un business quel qu’il soit, c’est alors le Crowfunding.

Tout cela apporte certes une nouvelle richesse mais pas au dépend de certaines règles :

  1. L’entreprise doit avoir une communauté ! Si vous comptez faire du crowdsourcing avec 100 fans sur Facebook, ce n’est pas possible. Il faut avoir plusieurs milliers « d’utilisateurs/suiveurs » reconnus pour que votre action soit viable. Soit vous passez par les réseaux connus (comme Facebook), soit vous organisez vous-mêmes des lieux de rencontres virtuels avec les personnes ayant montré un intérêt pour votre marque. Starbuck a ainsi créé, avec SaleForce, un lieu d’échange pour que chacun propose des idées de produits, de lieux, d’invitations à la convivialité, etc…
  2. Définir des objectifs clairs. L’entreprise qui souhaite faire du Crowdsourcing doit très bien préparer son projet. Ce n’est pas une roue de secours en cas de manque de créativité… Tout doit être bordé,  la participation de la communauté doit se faire sur un point précis : création d’un nouveau produit (comme le fait excellemment bien Lego à travers un outil dédié Cuusoo, où les créatifs proposent de nouveaux objets et le reste de la communauté interagit dessus), ou seulement sur une partie du produit (le packaging, la couleur, les usages…), création d’un évènement, etc…
  3. Faire simple ! La communauté doit comprendre très facilement ce que vous attendez d’elle. Vous devez rendre votre demande comme étant presque évidente. Les outils mis en place doivent être simples d’utilisation.
  4. Ecouter. Si, avant même d’avoir engagé une quelconque action de crowdsourcing, vous avez commencé à interagir avec votre communauté, vous percevez déjà des pistes, des demandes ou des axes de développement. Donc faire du crowdsourcing pour son entreprise, c’est bien, mais il faut que la communauté y percevoir aussi un intérêt. Faire du Crowdsourcing n’est ni plus ni moins qu’échanger plus profondément avec sa communauté ! cela demande donc de l’écoute active.
  5. Vous rendre meilleur. Justement avec cette écoute, il se peut que vous vous rendiez compte que cela vous amène vers d’autres voies. Et c’est bien cela toute la richesse du Crowdsourcing. Si vous n’êtes pas prêt à ce dialogue, à ces possibles changements, et si vous voulez faire du Crowdsourcing juste pour valider une stratégie déjà établie, vous avez tout faux.
  6. Rendre vos produits et services meilleurs. Une production finale qui sera engendrée par cet appel à votre communauté sera forcément meilleure à leurs yeux. Jouer dessus. « c’est meilleur ! car nous l’avons pensé ensemble ! » Voilà votre argument commercial.
  7. Tenir informer. Votre communauté n’est pas là juste pour vous aider et après « arrivederci !« . Il faut la tenir au courant du processus en interne : la finalisation, la production, les dates de sorties… Le Crowdsourcing n’est pas une démarche isolée. Vous vous devez de tenir informés tous les participants, du processus final de mise en oeuvre de la solution.
  8. Être généreux. C’est vrai après tout, « Tout travail mérite salaire ! » comme le disait mon grand-père. Et le premier salaire sur les réseaux sociaux c’est le remerciement. A travers le Crowdsourcing vous valorisez votre communauté ! Vous traitez d’egal à égal. Allez encore plus loin, en offrant un bon sur le produit manufacturé en exclusivité à vos contributeurs, etc…
crowdsourcing communauté réseaux sociaux

LEGO a crée un site ou les créateurs peuvent proposer leurs réalisations. La communauté soutient les projets et certains finissent manufacturés comme celui-ci.

Quoiqu’il en soit le Crowdsourcing est encore à ses débuts et tout reste à inventer : «  It constitutes a radical new approach to making stuff, and the phenomenon is still in its infancy. » Jeff Howe, p279, Crowdsourcing, 2008.

 

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